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La Fabrication d'un Couteau Forgé : - LA FORGE Les matières premières sont choisies parmi les meilleurs aciers sur le marché. Les bandes d'acier sont découpées en lopins calculés aux sections correspondantes à l'article mis en fabrication. Ces lopins sont déposés dans un four à 1150° C afin de rendre l'acier malléable pour pouvoir le forger. A la sortie du four, ils sont placés d'une façon très précise sur la matrice à la forme du modèle à travailler. Ainsi les lopins prennent en trois frappes différentes, sous le pilon de 1 000 Kg de masse tombante, la forme du modèle déterminé. Après cette opération de forge suit une autre série d'opérations : - le recuit : ces aciers sont très chargés en Carbone (raison d'une très bonne coupe), un recuit d'adoucissement à 800° C et à l'abri de l'air est nécessaire afin de rendre l'acier malléable pour l'opéation suivante. - le découpage : la pièce obtenue à la forge étant très grossière, il faut maintenant lui donner la forme exacte du couteau. pour cela, on place l'ébauche sous un découpoir emporte-pièce à la forme exacte de l'article désiré. Puis la dernière opération consiste à percer la soie pour faire le passage des rivets qui serviront à fixer le manche. - LA TREMPE Cette opération très importante consiste à donner la bonne dureté au couteau afin qu'il puisse couper longtemps. Il faut d'abord redresser le couteau pour qu'il soit le plus droit possible et qu'il ne se déforme pas sous l'action de la chaleur. Il faut disposer les couteaux d'une façon très précise sur des plaques qui seront alors placées dans un four à 1 040° C. Les couteaux EN ACIER CARBONE ainsi chauffés sont alors sortis du four de trempe et sont plongés dans un bain d'huile pour avoir un refroidissement brutal de l'acier. Les couteaux sont ensuite remis dans le four pour obtenir une bonne dureté et une certaine souplesse de l'acier, cette opértion s'appelle le revenu (four à 200° C). L'opération de trempe ayant, sous l'action de la chaleur, légèrement déformé le métal du couteau, il faut une nouvelle fois le redresser afin qu'il soit parfaitement droit pour la phase suivante de la fabrication. - L'EMOUTURE Opération également très importante, car il s'agit de meuler la lame du couteau brut et lui donner la meilleure coupe possible. La lame est passée à plusieurs reprises dans une machine à émoudre afin d'enlever le maximum de métal par frottement de la meule sur la lame du couteau et d'arriver ainsi à la meilleure finesse du tranchant. Une autre opération consistera à enlever toutes les rayures provoquées par l'émouture. - LE MEULAGE Il faut meuler toutes les parties brutes du couteau afin d'enlever la calamine et de les rendre brillantes. Plusieurs outils de forme et d'angles différents sont nécessaires pour meuler les diverses parties du couteau (tour de mitre, tour de soie, corbin, menton et dos). - LE MONTAGE DU MANCHE Il s'agit d'ajuster le manche sur la soie du couteau. Après avoir ajusté les deux côtes qui foment le manche, il faudra percer ces dernières pour permettre le passage des rivets. Le manche est toupillé pour lui donner sa forme et ainsi bien l'ajuster sur la soie. Il est poncé pour pouvoir le polir plus facilement. - LE POLISSAGE FINAL C'est une opération qui demande une très grande qualification professionnelle, car elle consiste à donner aux articles encore grossiers la bonne présentation. Pour cela, il faut absolument repolir toutes les parties visibles du couteau. Avec divers outils de tailles et de formes différentes, il faut polir à nouveau le tour de mitre, le corbin, le menton, le dos, ainsi que les quatre faces du manche. Puis vient l'opération de rayassage qui consiste à enlever toutes les petites rayures de la lame et lui donner le brillant final. enfin arrive la dernière opération de la fabrication, l'affilage de la lame qui consiste, à l'aide d'une meule, à affiner au maximum le tranchant et donner ainsi au couteau la meilleure coupe. Le couteau est ainsi terminé. Il sera alors essuyé, marqué sur la lame, puis emballé.
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